Styx: Blades of Greed est un jeu d’infiltration développé par Cyanide et édité par Nacon.
Depuis ses débuts en 2011 avec Of Orcs and Men, Styx s’est imposé comme un petit héros atypique du jeu vidéo, alliant humour noir, audace et mécaniques d’infiltration intelligentes. La série a progressivement construit sa réputation grâce à une combinaison unique de furtivité exigeante, d’univers médiévaux-fantastiques détaillés et d’un protagoniste à la personnalité singulière, capable de voler, manipuler et observer avec une ruse hors du commun.
Avec Blades of Greed, Cyanide revient en 2026 pour proposer un quatrième opus plus ambitieux que jamais. Le studio promet des niveaux plus vastes et verticalement complexes, une liberté d’approche renforcée et des missions qui récompensent l’ingéniosité du joueur plutôt que la force brute. Ce nouvel épisode cherche à renouveler la licence tout en conservant l’esprit qui a séduit les fans depuis Of Orcs and Men.
Dans les lignes qui suivent, nous plongerons dans les ombres et les toits des cités médiévales de Styx pour découvrir si Blades of Greed réussit à surpasser ses prédécesseurs et à captiver à nouveau les amateurs d’infiltration…
Fiche du jeu Styx : Blades of Greed
| Edité par | Nacon | PEGI | 16 |
| Développé par | Cyanide | Fourni par l’éditeur | Oui |
| Date de sortie | 19 février 2026 | Testé sur | PS5 PRO |
| Plateformes | PlayStation 5, Xbox Series, PC | Style | Aventure/Infiltration |
Une histoire de ruse et de cupidité
Dans Styx: Blades of Greed, Styx nous entraîne dans un monde médiéval-fantastique où guildes rivales, complots et trésors oubliés se mêlent en un vrai casse-tête pour notre gobelin préféré. Fidèle à l’esprit de la série, le récit allie humour noir et sarcasme, laissant au joueur le loisir de manipuler, tromper ou exploiter les erreurs de ses ennemis. Chaque situation peut se résoudre à sa manière, et c’est précisément cette liberté qui rend l’expérience agréable.
Techniquement, le jeu brille grâce à Unreal Engine 5. Les environnements sont vastes et détaillés, la lumière dynamique et les animations fluides donnent une vraie crédibilité aux infiltrations. La bande-son, alternant bruitages subtils et thèmes décalés, accompagne bien le ton espiègle du jeu. Cependant, certains jeux de lumière ne sont pas toujours bien gérés et peuvent parfois nuire à la lisibilité des scènes. De plus, des chutes de framerate assez courantes viennent par moments perturber l’expérience. Certains environnements peuvent également se révéler assez répétitifs et l’IA des ennemis, bien qu’améliorée, manque parfois de variété, ce qui limite un peu les défis sur le long terme.
L’histoire se dévoile surtout à travers l’exploration et les missions secondaires, ce qui peut séduire ceux qui aiment observer et interpréter, mais les joueurs en quête de scénario fort ou d’objectifs très marquants pourraient se sentir un peu sur leur faim.





Ruse, gadgets et infiltration
Le gameplay reste le point fort de la série, mais Blades of Greed n’est pas tendre avec le joueur. Styx peut mourir en deux coups en difficulté normale et chaque erreur se paie cher. Les gadgets variés comme les dagues silencieuses, les fléchettes endormantes ou les bouteilles pour distraire les gardes invitent à réfléchir et à improviser plutôt qu’à foncer tête baissée.
Les niveaux, plus verticaux et complexes que dans les opus précédents, offrent de multiples chemins et opportunités. Observer les patrouilles, tendre des embuscades depuis un toit ou se faufiler par un conduit secret reste très satisfaisant. Même les combats, lorsqu’ils sont inévitables, demandent tactique et patience. Cependant, certaines missions peuvent rapidement se ressembler malgré la verticalité et la variété des approches possibles. Le système de progression apporte de la profondeur, chaque nouvelle compétence ou gadget modifiant la manière d’aborder les missions et invitant à expérimenter différentes stratégies.





Des heures d’infiltration au programme
Côté contenu, Styx : Blades of Greed est généreux. La campagne principale peut se boucler en une dizaine d’heures si l’on se concentre sur l’essentiel, mais explorer chaque recoin et découvrir toutes les missions secondaires peut facilement doubler la durée de vie.
La rejouabilité est bien pensée. Selon les compétences choisies et l’approche adoptée, chaque mission peut se vivre différemment. L’infiltration pure, les distractions astucieuses ou les neutralisations discrètes offrent de nombreuses possibilités. Cependant, le sentiment de répétition peut apparaître, et la variété des situations ne compense pas entièrement la relative uniformité de certaines mécaniques. Les trophées et succès ajoutent un challenge intéressant, mais certains joueurs pourraient trouver la chasse un peu fastidieuse.
Plusieurs niveaux de difficulté et options d’accessibilité permettent à chacun de trouver son rythme. La satisfaction vient autant de la réussite de chaque infiltration que de la liberté offerte par le jeu, mais Styx : Blades of Greed reste clairement un titre pour les amateurs de discrétion, de patience et de réflexion. Ceux qui préfèrent l’action frontale pourraient se sentir rapidement frustrés.





L’œil du chasseur sur Styx : Blades of Greed
Styx : Blades of Greed propose 45 trophées qui récompensent exploration, infiltration et maîtrise des gadgets. La plupart se débloquent naturellement en progressant dans l’histoire ou en accomplissant les missions secondaires, mais certains demandent un minimum de planification. Les trophées liés aux collectibles, par exemple, peuvent être manqués si l’on progresse trop vite ou si l’on atteint des points de non-retour, ce qui impose de suivre une ligne de conduite précise sous peine de devoir recommencer une partie.
La difficulté renforce le challenge : en mode normal, Styx peut mourir en deux coups et la détection ennemie est rapide, rendant chaque infiltration plus exigeante. Il faut également éliminer tous les types d’ennemis avec un personnage qui n’est pas conçu pour le combat direct. Certains ennemis disparaissent après certains passages, ce qui rend encore plus utile un plan de progression réfléchi plutôt que de tout rattraper à la fin et risquer de manquer des éléments importants.
Selon votre style de jeu et votre curiosité, la chasse aux trophées peut prendre entre 40 et 60 heures. Elle reste exigeante mais gratifiante, fidèle à l’esprit rusé et stratégique du jeu.





















