Onimusha est une licence qui a marqué toute une génération de joueurs. Apparue au début des années 2000 sur PlayStation 2, la saga de Capcom avait rapidement trouvé son public grâce à son mélange entre Japon féodal, combats à l’épée et dark fantasy. Une recette qui avait particulièrement bien fonctionné avec les premiers épisodes, avant que la licence ne disparaisse progressivement des radars.

Plus de vingt ans après le dernier véritable épisode inédit, Capcom ressort donc son sabre avec Onimusha: Way of the Sword. Et pour ce retour, la série accueille un nouveau héros puisque nous allons cette fois incarner Miyamoto Musashi, l’un des samouraïs les plus célèbres de l’histoire du Japon.

Capcom conserve évidemment les bases qui ont fait le succès de la série. Les Genma sont toujours là, le fameux gantelet Oni aussi, tout comme cette ambiance si particulière qui mélange histoire japonaise et créatures démoniaques.

Mais forcément, en plus de vingt ans, le jeu vidéo a évolué. Les joueurs aussi. Ressortir une ancienne recette avec quelques coups de peinture ne suffit plus forcément à faire revenir une licence sur le devant de la scène.

Alors, est-ce que Onimusha possède encore ce petit quelque chose qui faisait son charme à l’époque ? Est-ce que le sabre de Musashi mérite qu’on retourne au Japon féodal ?

C’est ce que nous allons voir.

Fiche du jeu Onimusha : Way of the Sword

  Edité par Capcom   PEGI 18
  Développé par Capcom   Fourni par l’éditeur Oui
  Date de sortie 04 Septembre 2026   Testé sur PS5 PRO
  Plateformes PlayStation 5, Xbox Series, switch , PC   Style Action

Une histoire de samouraïs et de démons

L’histoire de Way of the Sword nous emmène au Japon, dans la ville de Kyoto. Nous sommes à une période particulièrement mouvementée de l’histoire du pays et, comme si les conflits humains ne suffisaient pas, les Genma vont une nouvelle fois venir semer le chaos.

Pour ceux qui connaissent la licence, le principe est donc assez familier. Ces créatures démoniaques sont de retour et vont transformer le Japon en véritable terrain de chasse.

Notre héros sera cette fois Miyamoto Musashi. Capcom prend quelques libertés avec le personnage historique pour l’intégrer à son univers et, finalement, ce n’est pas plus mal.

Musashi possède une vraie personnalité. Il n’est pas simplement là pour découper du Genma pendant plusieurs heures. Il échange avec les différents personnages rencontrés durant l’aventure et apporte régulièrement une petite touche d’humour qui permet de casser un peu le côté très sombre de l’histoire.

Le fameux gantelet Oni est évidemment de retour. Il permettra notamment à Musashi d’absorber les âmes des ennemis, mais également d’utiliser différentes capacités surnaturelles.

L’aventure alterne ainsi entre des séquences qui restent relativement proches du Japon historique et des passages beaucoup plus orientés dark fantasy. On retrouve les temples, les villages, les samouraïs et les paysages traditionnels, avant de basculer dans des environnements beaucoup plus inquiétants dès que les Genma commencent à montrer le bout de leur nez.

Je ne vais évidemment pas rentrer dans les détails du scénario afin de ne pas gâcher la découverte. L’histoire reste suffisamment intéressante pour donner envie d’avancer et les différents personnages rencontrés au fil de l’aventure font leur travail.

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Il ne faut cependant pas s’attendre à une narration qui va révolutionner le genre. L’histoire reste assez classique et sert surtout de fil conducteur entre les différents combats.

Et finalement, est-ce vraiment ce que l’on demande en priorité à Onimusha ?

On veut un samouraï.

On veut des démons.

Et surtout, on veut du katana.

Une réalisation qui fait le travail

Techniquement, Way of the Sword s’en sort plutôt bien.

Sans être le jeu qui va nous décrocher la mâchoire à chaque seconde, il propose des environnements détaillés et surtout suffisamment variés pour éviter la sensation de toujours parcourir les mêmes décors.

Kyoto permet notamment de visiter des rues traditionnelles, des temples, des forêts, des villages et évidemment des zones beaucoup plus marquées par la présence des Genma.

Certains environnements possèdent d’ailleurs une vraie identité visuelle. Capcom réussit à retranscrire un Japon féodal crédible tout en y ajoutant cette petite touche fantastique qui fait partie de l’ADN de la licence.

Les personnages sont également réussis et Musashi est particulièrement agréable à regarder se battre. Et c’est surtout pendant les combats que le travail effectué sur les animations prend tout son sens.

Les coups ont du poids, les mouvements sont rapides et les différentes exécutions sont franchement spectaculaires.

Ce n’est pas forcément le jeu qui va nous faire passer plusieurs minutes à admirer chaque texture, mais l’ensemble est suffisamment propre pour que je n’aie pas grand-chose à lui reprocher.

Et puis il y a un point que je tiens particulièrement à souligner.

Le jeu est intégralement doublé en français.

Et franchement, ça fait plaisir.

À une époque où les doublages français ont tendance à se faire de plus en plus rares, pouvoir suivre toute l’aventure en VF est un vrai confort. On peut suivre les dialogues sans avoir constamment les yeux rivés sur les sous-titres, ce qui est particulièrement appréciable lorsque les scènes de dialogue s’enchaînent.

Alors oui, tout n’est pas parfait. La synchronisation labiale n’est pas vraiment adaptée au doublage français et certains échanges peuvent donc donner lieu à des décalages assez visibles.

Mais personnellement, je préfère largement avoir une VF imparfaite que pas de VF du tout.

Les doublages japonais et anglais restent évidemment disponibles pour ceux qui les préfèrent, mais la présence d’une version française complète mérite clairement d’être soulignée.

Le sound design fait également le travail. Les bruits de lames, les cris des ennemis et les différents effets sonores donnent une vraie puissance aux affrontements.

Et forcément, entendre deux sabres s’entrechoquer avant de voir Musashi découper son adversaire en quelques secondes, ça fonctionne toujours.

Manette en main, c’est du très lourd

C’est évidemment ici que Way of the Sword devait me convaincre.

Et autant le dire tout de suite : le système de combat est probablement la plus grosse réussite du jeu.

Onimusha propose un gameplay nerveux, rapide et qui demande surtout de connaître ses adversaires.

Il ne suffit pas de marteler les boutons en espérant que Musashi fasse le travail à notre place.

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Il faut observer.

Attendre.

Comprendre.

Et surtout, avoir le bon timing.

Le jeu repose énormément sur les différentes possibilités de parade et de contre. L’une des mécaniques les plus importantes reste évidemment l’Issen, qui permet de réaliser une attaque dévastatrice en frappant au moment précis où l’ennemi va nous toucher.

La fenêtre d’exécution est assez courte et il faudra donc un petit temps d’apprentissage avant de réussir à la maîtriser correctement.

Mais c’est justement ce qui rend les combats aussi satisfaisants.

Au début, certains ennemis peuvent nous poser de sérieux problèmes. Puis, après quelques heures, on commence à reconnaître leurs attaques. On comprend leurs mouvements et on anticipe leurs réactions.

Et lorsqu’un ennemi qui nous faisait galérer devient finalement presque une formalité, la sensation de progression est vraiment excellente.

C’est exactement le genre de mécanique que j’aime dans un jeu d’action.

Le jeu nous met face à un adversaire.

On se fait démonter.

On recommence.

On comprend pourquoi on est mort.

Et finalement, on revient et on lui fait comprendre qui est le patron.

Et ça, Onimusha le fait particulièrement bien.

On retrouve également le système d’âmes propre à la licence. Les ennemis vaincus vont laisser différentes âmes que Musashi pourra absorber avec son gantelet Oni.

Elles permettent notamment de récupérer certaines ressources, mais elles sont également intégrées au fonctionnement du gameplay.

Il faut donc parfois choisir le bon moment pour aller les récupérer, surtout lorsque plusieurs ennemis sont encore présents autour de nous. Aller chercher quelques âmes au mauvais moment peut rapidement transformer une situation maîtrisée en grosse catastrophe.

Les combats contre les boss sont évidemment ceux qui vont le plus mettre nos compétences à l’épreuve.

Capcom a particulièrement travaillé ces affrontements et plusieurs d’entre eux proposent plusieurs phases avec des attaques qu’il faudra apprendre à reconnaître.

C’est ici que toutes les mécaniques apprises durant l’aventure prennent réellement leur sens.

Parade, esquive, Issen, capacités Oni et gestion des ressources devront parfois être utilisés presque simultanément.

Et oui, certains boss peuvent réellement demander plusieurs tentatives.

Mais là encore, je n’ai pas trouvé la difficulté injuste. Une fois les attaques comprises et les timings assimilés, les affrontements deviennent beaucoup plus lisibles.

Le jeu propose d’ailleurs plusieurs niveaux de difficulté. Les joueurs qui veulent se faire un peu plus mal pourront donc augmenter le challenge tandis que ceux qui souhaitent surtout profiter de l’aventure pourront rester sur une expérience plus accessible.

Et c’est une bonne chose.

Parce qu’Onimusha n’a pas besoin de nous rappeler toutes les trente secondes que nous sommes mauvais.

Il nous laisse apprendre.

Une exploration qui reste maîtrisée

Les combats sont au cœur de l’expérience, mais l’exploration vient compléter l’ensemble.

Les différentes zones permettent de récupérer des objets, de découvrir quelques passages secondaires et d’améliorer progressivement notre personnage.

Et heureusement, Way of the Sword n’est pas un monde ouvert.

Je n’ai absolument rien contre les mondes ouverts, mais Onimusha n’a clairement pas besoin d’une immense carte remplie de points d’interrogation pour fonctionner.

Le jeu conserve donc une structure relativement maîtrisée, avec des zones suffisamment grandes pour laisser un peu de liberté sans tomber dans la carte remplie artificiellement d’activités.

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C’est une formule qui lui va plutôt bien.

Il y a cependant quelques moments où l’exploration peut légèrement casser le rythme. Certaines portes ou certains passages bloqués nous obligent à faire quelques détours et donnent parfois l’impression que le jeu cherche un peu à rallonger artificiellement certaines zones.

Ce n’est pas dramatique, mais ça se remarque.

Et puis, soyons honnêtes : lorsque le jeu nous remet face à un groupe de Genma ou nous balance un boss particulièrement énervé, on oublie rapidement ces petits défauts.

Parce que c’est là que Way of the Sword est le plus efficace.

Le joueur progresse.

Il meurt.

Il recommence.

Il apprend.

Puis il finit par maîtriser son adversaire.

Une boucle extrêmement simple, mais terriblement efficace.

L’œil du chasseur sur Onimusha: Way of the Sword

Si le jeu peut paraître un peu compliqué aux premiers abords, la chasse aux trophées reste plutôt accessible pour les habitués des jeux d’action. Il faudra tout de même prévoir deux runs minimum, notamment pour venir à bout de la difficulté Carnage en New Game+.

La bonne nouvelle, c’est qu’aucun trophée n’est manquable. Il faudra cependant prendre le temps d’explorer les différentes zones, de récupérer les objets et d’améliorer correctement Musashi.

La difficulté viendra surtout des derniers défis, qui demanderont une bonne maîtrise du système de combat et notamment de l’Issen. Rien d’insurmontable, mais il faudra tout de même être capable de sortir le sabre au bon moment.

Comptez environ 60 à 70 heures pour obtenir les 52 trophées. Une chasse assez conséquente, mais qui reste cohérente avec le jeu et qui ne devrait pas donner l’impression de faire des choses complètement artificielles juste pour décrocher le platine.

Découvrez mon avis sur Onimusha : Way of the Sword !
Mon Avis
Après plus de vingt ans d'absence, Onimusha revient finalement avec un épisode qui ne cherche pas à réinventer la formule, et ce n'est probablement pas plus mal. Way of the Sword reprend ce qui faisait le charme de la licence et le remet au goût du jour avec un système de combat particulièrement réussi. Les affrontements sont nerveux, l'Issen demande du timing et la progression donne réellement cette sensation de devenir meilleur au fil de l'aventure. Tout n'est évidemment pas parfait. L'histoire reste assez classique, l'exploration connaît quelques petits passages à vide et certains éléments auraient mérité un peu plus de finition. Mais ces défauts restent finalement assez secondaires lorsque l'on se retrouve katana en main face à une horde de Genma. Et c'est peut-être ça que je retiendrai de ce retour. Onimusha n'a pas besoin d'être révolutionnaire pour fonctionner. Il avait surtout besoin de retrouver son identité, son ambiance et surtout le plaisir de découper du démon à coups de sabre. Sur ce point, le pari est réussi. Onimusha est de retour, et franchement, ça fait plaisir.
Note des lecteurs0 Note
0
Les Plus
Un système de combat particulièrement réussi
L'Issen, toujours aussi satisfaisant une fois maîtrisé
Des combats de boss réussis
Une ambiance Japon féodal / dark fantasy qui fonctionne toujours
Une VF intégrale
Une progression agréable
A revoir
Une narration assez classique
Quelques passages d'exploration qui cassent le rythme
Une synchronisation labiale parfois approximative avec la VF
Quelques éléments qui auraient mérité davantage de finition
8.5
Mon ressenti

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