Londres, 1868

L’effervescence de la révolution industrielle britannique, en cette fin de 19ème siècle est la source d’inspiration d’innombrables univers, de personnages et de folklores.

Que ce soit le steampunk, Frankenstein, Jack l’éventreur, ou encore la ligue des gentleman extraordinaire, cette période de l’Angleterre est riche et foisonnante de mythes et légendes.

C’est donc un terreau formidable pour ce nouvel opus d’une des sagas historiques les plus riches du jeu vidéo : Assassin’s Creed

Fiche Technique de Assassin’s Creed Syndicate

  • Support: Xbox One (voir le test sur PS4)
  • Développeur: Ubisoft
  • Type: Aventure
  • Date de sortie : 23/10/2015
  • Prix: 52 €
  • Test effectué sur Xbox One d’après une version fournie par Ubisoft

separation-300x218 Test - Assassin's creed syndicate - xbox one1/ Le background

Pour ce nouvel épisode, nous prendrons le contrôle de deux jumeaux, Jacob et Evie Frye aux personnalités bien différentes mais complémentaires, membres de la confrérie des assassins par l’héritage de leur père décédé.

Là où Jacob est impulsif et dans l’action, sa jolie sœur Evie plus réfléchie, posée et au charme britannique indéniable est plus dans la réflexion. Chacun poursuit des buts différents, l’un préférant lutter contre le crime et créer son propre gang, l’autre  privilégiant l’accomplissement du travail de la confrérie et la recherche des fragments d’Eden.

Ils évolueront dans un Londres en proie à toutes sortes de dérives, esclavage, corruption et emprise des gangs, l’ ultime prix à payer pour toutes révolutions industrielles et sociétales. Cette ville en pleine mutation est sous la main-mise de Crawford Starrick, un templier contrôlant les industries, les gangs et faisant peser son oppression grâce à ses sbires et ses lieutenants (du gang des Blighters) qu’il vous faudra assassiner.

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Chaque quartier de Londres est contrôlé par ce sombre personnage mais au fur et à mesure du temps, il vous faudra reconquérir cette grande cité et l’arracher des mains de Crawford et ses acolytes, recrutant au passage les anciens Blighters pour forger votre propre gang.

Le duo est parfait, les personnages attachants et bien construits, on prend plaisir à passer de l’un à l’autre et mener à bien les quêtes qui leur sont attribuées.

Cerise sur le gâteau, vous croiserez la route de personnages bien connus aujourd’hui mais dans leur vie quotidienne. Charles Dickens, Darwin,  Karl Marx ou Graham Bell vous aideront dans vos quêtes ou à minima vous feront sourire, dans leurs apparitions clins d’œil entre deux aventures.

2/ Ici Londres

L’environnement est parfaitement restitué. A l’image d’un Unity où Paris était fidèlement reproduit, on retrouve ici ce qui fait la force des productions Ubisoft : le monde ouvert.

Que ce soit dans la série des Farcry ou des assassin’s creed, il est toujours très agréable de flâner dans ces environnements riches de détails, de personnages et d’ambiances. Londres n’échappe pas à la règle et offre un vaste terrain de jeux à nos deux assassins. Vous aurez toute latitude pour y rétablir l’ordre en prenant le contrôle un par un des quartiers infestés par la corruption.

Les effets de lumière et la verticalité des édifices rend l’expérience de jeu très immersive dans l’Angleterre de 1870. Petits bémols toutefois : certains quartiers sont littéralement rayés de la carte et la profondeur de certains décors est grandement réduite par le “London Fog”, certains arrière-plan ne se chargeant que très partiellement parfois.

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Concernant les personnages, rien à dire sur les mouvements et l’intégration des principaux protagonistes, dont les mouvements semblent naturels, y compris dans les pires acrobaties imaginables. Un saut de 20m entre deux toits, qui vous semblerait suicidaire dans la vraie vie, n’effraie en rien nos deux héros qui vous exécutent cela en deux temps trois mouvements comme vous joueriez à la marelle.

En revanche, les personnages annexes ou les figurants sont en deçà de cette qualité, comme vous pourrez le constater ci-dessous, digne de la fabuleuse scène de Fantasia où les balais font le ménage tout seul :

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3/ Le gameplay

Des nouveautés font leurs apparitions, en la présence du grappin et de la calèche. Pas forcément très évident à prendre en main au début, le grappin s’avère finalement assez fun à utiliser bien que rendant l’expérience un peu “spidermanienne”. Les courses poursuite endiablées en calèche dans lesquels vous devrez détruire la calèche adverse se révèlent prenantes. Les trains occuperont également une place importante et vous aurez à plusieurs reprises l’occasion de faire mumuse sur le toit de wagons lancés à pleine vitesse.

Pas de surprises sur les “classiques” de la franchise, assassinat, discrétion et autres sauts de la foi sont toujours de la partie et il est à noter que les épreuves de parkour sont extrêmement bien faites et parfaitement fluides, ce qui rend là encore le jeu très agréable à ce niveau là.

Les systèmes de compétences, upgrades de tenue et de matériel, nouvelles armes, etc… sont toujours présents ainsi que le crafting. Il est à noter là encore que les compétences des deux jumeaux ne seront pas tout à fais mêmes, renforçant ainsi leurs caractères respectifs, Jacob dans son côté “bourrin” et Evie dans la finesse et la furtivité.

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4/ Conclusion

Assassins ‘creed syndicate est excellent. On prend énormément de plaisir à évoluer dans un Londres si riche et foisonnant, à arpenter les édifices érigés de plusieurs dizaines de mètres, à assassiner en toute discrétion nos ennemis, et à recruter de plus en plus d’alliés pour déboulonner les lieutenants de Starrick et reprendre le contrôle de la ville.

Le gameplay est très fluide, les actions s’enchainent rapidement, notons au passage d’ailleurs que le joueur est bien guidé (trop ?) tout au long du jeu.

Un très bon cru, qui dément les craintes émises lors de sa sortie, le présentant déjà comme l’assassin’s creed de trop, c’était l’enterrer bien vite, il faut toujours se méfier d’un assassin !

 

Bonus :

Pour les collectionneurs ou pour les amoureux de la charmante Evie, Funko sortira prochainement en janvier 2016 nos deux personnages :

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