Rennsport débarque sur Xbox Series X avec la promesse d’une simulation de course automobile à la pointe de la technique, portée par l’Unreal Engine 5 et des ambitions esport prononcées. Développé par Competition Company et édité par Nacon, le titre vise autant les passionnés que les nouveaux venus dans le monde du simracing. Mais cette proposition tient-elle la route face aux mastodontes du genre ? Après des sessions de test poussées sur Series X, voici un retour d’expérience franc et complet.
Prise en main et accessibilité
D’emblée, Rennsport impose son orientation réaliste. Le jeu demande la création d’un compte pour activer les fonctionnalités de crossplay, le processus reste accessible mais contraignant, une application est même disponible pour faciliter la connexion. Manette en main ou volant branché, la conduite impressionne par sa justesse : chaque véhicule dispose d’un comportement distinct, la physique reproduit fidèlement le poids, l’adhérence et le transfert des masses. Poser deux roues sur une bordure devient risqué, et l’on ressent le grain du bitume. Cette exigence ravira les initiés.
Rennsport n’atteint pas la difficulté froide d’un Assetto Corsa ou d’un iRacing, mais reste plus pointu qu’une expérience façon Forza Motorsport, tout en restant globalement accessible avec une manette mais il faut s’entrainer plusieurs fois pour comprendre chaque véhicule.
Graphismes et technique sur Xbox Series X
L’Unreal Engine 5 propose un rendu photo-réaliste impressionnant, du moins en statique. Les modèles 3D des véhicules font honneur à leurs homologues réels, qu’il s’agisse de Porsche, BMW, Audi, Mercedes-AMG, Hyundai ou Praga : chacun est modélisé jusque dans les détails du cockpit. Les tracés mythiques comme Spa-Francorchamps, Nürburgring, Road Atlanta ou Fuji Speedway bénéficient d’un scan laser qui garantit une fidélité exemplaire. On est assez loin d’un forza ou gran turismo
En jeu, la fluidité est au rendez-vous avec du 60 FPS constant, même lors des courses multijoueurs à 24 participants. On regrette cependant un léger recours à l’upscaling et un draw distance perfectible, avec une gestion des aliasings en retrait face à la concurrence haut de gamme. L’ergonomie du HUD, à la fois personnalisable et moderne, facilite la lecture en course.
Modes de jeu et contenu
L’offre de Rennsport se divise en plusieurs modes complémentaires :
- Courses rapides et contre-la-montre pour l’action immédiate ;
- Championnats solo, structurés en trois catégories (Débutant, Amateur, Pro) où chaque victoire débloque de nouveaux challenges et véhicules
- Un multijoueur puissant, crossplay inclus, la grande nouveauté de cette version console. On affronte des joueurs PC et PS5, jusqu’à 24 concurrents simultanés.
La progression permet de débloquer des médailles d’or et de progresser, mais le contenu reste encore limité : on compte 12 circuits et une vingtaine de véhicules au lancement. Ce catalogue, bien que modeste, est appelé à évoluer via des DLC réguliers (Endurance Classics et Touring Classics déjà annoncés). La cross-progression s’applique aux objets gratuits, mais pas aux achats payants.
Réalisme des sensations et modélisation des dégâts
La reproduction des sensations de pilotage constitue le principal atout du titre. La gestion du grip, des pneus et du carburant varie subtilement selon la météo et l’usure. L’immersion sonore se révèle exemplaire, chaque moteur étant capturé avec précision jusque dans ses notes d’échappement uniquess.
Le modèle de dégâts est particulièrement soigné : choc contre un rail, accrochage, la carrosserie se déforme de façon crédible et le comportement du véhicule s’en ressent instantanément. On note une gestion des collisions très réaliste, bien qu’un peu ponctuée par quelques bugs graphiques (fumée noire exagérée ou trous dans les voitures).
Multijoueur et ambitions esport
Rennsport souhaite imposer sa marque dans le simracing compétitif. Le mode multijoueur est taillé pour l’esport, avec classements en temps réel, événements officiels et interface mobile dédiée pour suivre ses stats et participer à des championnats. Les courses sont dynamiques, le matchmaking rapide et la gestion du fair-play solide sur cette version Series X.
Cependant, le manque de certaines features avancées (safety cars, red flags) pourrait décevoir les habitués des championnats complexes. L’IA des adversaires en solo apparaît perfectible, souvent trop raide ou inefficace sur certains points de freinage et lors des premiers tours.
Personnalisation et équipements
Outre la configuration de la simulation (dommages, usure, aides au pilotage), Rennsport propose un HUD entièrement modulable : radar, indication de delta, état des pneus, personnalisation de l’interface. La configuration du volant ou de la manette est intuitive et s’adapte aux principaux périphériques du marché.
Le jeu prend également en charge le son spatial et la 4K UHD sur Series X, ce qui assure une immersion optimale dans un environnement sonore et visuel haut de gamme.
Éditions, prix et microtransactions
Deux éditions sont proposées, Standard et Deluxe, respectivement à 59,99 € et 79,99 €, avec bonus de contenu et accès anticipé pour la Deluxe. Un modèle économique encore flou subsiste autour des microtransactions : si la version console semble épargnée à ce jour, la version PC avait soulevé des interrogations sur des DLC payants et une monétisation parfois mal perçue. Attention à la non-transférabilité des achats entre plateformes, qui limite la portée du cross-progression pour les joueurs multiplateformes.
Points forts
- Sensations de conduite très immersives et réalistes, dignes d’un vrai simulateur.
- Prise en main solide, que ce soit à la manette ou au volant
- Frame rate stable à 60 FPS, même en multiplayer.
- Interface moderne et personnalisable.
- Esport au centre du projet avec des classements actifs et du crossplay natif.
- Modélisation sonore et visuelle de haute volée (pour la majorité des voitures).
Points faibles
- Catalogue de circuits et véhicules limité au lancement.
- Quelques bugs et défauts de finition graphique (aliasing, effets de dégâts).
- Intelligence artificielle peu convaincante en solo.
- Manque de fonctionnalités avancées (safety car, météo complexe, gestion approfondie des championnats).
- Modèle économique (DLC/monétisation) à surveiller de près.
- Progression solo assez ennuyeuse et linéaire.
Conclusion
Rennsport sur Xbox Series X se pose en outsider sérieux dans le monde de la simulation automobile, porté par une réalisation technique globale convaincante et des ambitions esport affirmées. Son gameplay réaliste, son interface soignée mais oldschoolet sa fluidité exemplaire en font une expérience solide pour tous les fans de simracing. Toutefois, il demeure entaché par un manque de contenu, une IA perfectible, quelques bugs et une politique tarifaire qui demande clarification. Les mises à jour régulières annoncées devraient étoffer le jeu, mais en l’état, Rennsport s’adresse surtout aux amateurs de conduite authentique et compétitive en ligne.
Rennsport est un choix pertinent à surveiller et à affiner lors de prochaines mises à jour, qui devront transformer cette belle promesse en référence du simracingnce du simracing console.
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