Death Stranding 2 est un jeu d’aventure développé par Kojima Productions et édité par Sony Interactive Entertainment.
Death Stranding est une licence née en 2019, fruit de l’esprit singulier de Hideo Kojima après son départ de Konami. Encensé pour son univers unique, son ambiance cryptique et sa narration hors-norme, le premier opus a autant fasciné que divisé. Avec Death Stranding 2, Kojima revient en 2025 pour prolonger l’expérience, toujours en exclusivité sur PlayStation.
Avec cette suite très attendue, le studio nous replonge dans un univers aussi mystérieux qu’intrigant. Nous allons voir dans les lignes qui suivent ce que vaut ce nouveau voyage à travers un monde brisé…
Fiche du jeu Forza Horizon 5
| Edité par | Sony Interactive Entertainment | PEGI | 18 |
| Développé par | Kojima Productions | Fourni par l’éditeur | Oui |
| Date de sortie | 26 Juin 2025 | Testé sur | PS5 PRO |
| Plateformes | PlayStation 5 | Style | Aventure |
Au-delà des États-Unis, une même fracture.
Death Stranding nous avait déjà fait arpenter les terres désolées d’un monde post-apocalyptique marqué par l’isolement, les pluies mortelles et une humanité brisée. Avec Death Stranding 2, Hideo Kojima nous replonge dans cet univers à la fois étrange et fascinant, en élargissant les enjeux : cette fois, l’action ne se limite plus aux États-Unis, mais s’étend vers de nouveaux horizons, toujours dans l’espoir de reconnecter les survivants d’un monde déchiré. On retrouve Sam Porter Bridges, héros emblématique du premier opus, accompagné de nouveaux personnages et de visages familiers, pour une aventure qui se déroule quelque temps après les événements du premier jeu.
Les liens entre les deux opus sont nombreux, que ce soit dans les personnages, les thèmes ou même les mécaniques de jeu. Mais Death Stranding 2 n’est pas une simple suite : il repense certains éléments, revoit son rythme et propose une mise en scène encore plus marquée, flirtant parfois avec le film interactif. Le récit, toujours aussi cryptique, continue de jouer sur les frontières entre la vie, la mort et l’au-delà, tout en mettant plus que jamais l’accent sur les relations humaines et la notion de sacrifice.



Côté gameplay, Death Stranding 2 s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur. On retrouve le cœur du jeu : la livraison de colis dans des environnements complexes, la gestion de l’équilibre, de l’équipement, et des ressources. Mais de nombreuses nouveautés viennent enrichir cette formule. On note l’apparition de nouvelles structures collaboratives, d’outils inédits pour franchir des obstacles, et de mécaniques plus poussées autour de la météo et du terrain, rendant chaque mission plus imprévisible. L’intelligence artificielle des ennemis, qu’ils soient humains ou surnaturels, a été retravaillée pour offrir des affrontements plus intenses et moins répétitifs. Toutefois, le cœur du jeu reste l’exploration lente et la connexion indirecte avec les autres joueurs.
Visuellement, Death Stranding 2 franchit un cap. Toujours basé sur le moteur Decima de Guerrilla Games, le jeu exploite pleinement les capacités de la PlayStation 5 pour offrir des environnements plus vastes, plus riches et plus détaillés que jamais. Le monde reste désolé, mais il n’a jamais été aussi vivant.
Chaque recoin de la carte, qu’il s’agisse de montagnes brumeuses, de vallées profondes, de plaines stériles ou de complexes futuristes délabrés, semble avoir été pensé pour éveiller à la fois curiosité et malaise. Le design des niveaux, plus labyrinthique, met à l’épreuve les sens du joueur et renforce cette sensation d’isolement permanent. La lumière naturelle et les jeux d’ombres dynamiques participent à une ambiance visuelle aussi saisissante que mélancolique.



Mais c’est surtout dans la gestion de la météo et de la topographie que le titre impressionne. Brouillard dense, vent violent, pluie temporelle : chaque élément climatique n’est pas seulement visuel, mais a un impact direct sur la traversée, la visibilité et la stratégie de déplacement. Le terrain, parfois instable ou glissant, devient un adversaire à part entière.
Enfin, les animations faciales et la modélisation des personnages ont gagné en précision. Les expressions sont plus fines, plus humaines, renforçant l’attachement aux protagonistes et la portée émotionnelle des scènes-clés.
Au-delà de sa direction artistique soignée, le jeu continue d’explorer une autre de ses spécificités majeures : l’entraide indirecte entre joueurs. Les joueurs peuvent toujours construire, laisser des messages, ou créer des raccourcis qui profiteront aux autres sans jamais croiser leur route directement. Une mécanique qui pousse à l’entraide et au sentiment d’appartenance à une communauté invisible. Une nouveauté bienvenue : certaines missions scénarisées peuvent désormais être influencées en temps réel par les actions d’autres joueurs, rendant l’expérience plus vivante et interconnectée.



Une expérience à part entière
Death Stranding 2 reste fidèle à sa philosophie : ce n’est pas un jeu d’action classique, et il ne cherche pas à l’être. Ceux qui attendent un blockbuster rempli de combats et de cinématiques rythmées risquent d’être décontenancés. En revanche, ceux qui aiment les expériences narratives contemplatives, les mécaniques de gameplay innovantes et l’univers si particulier de Kojima seront comblés. Le jeu offre plusieurs niveaux de difficulté, mais la progression reste pensée pour valoriser la patience, l’observation et la préparation. Il est tout à fait possible de personnaliser l’expérience : assistance au transport, difficulté des ennemis, gestion du poids, etc. Une trentaine de réglages viennent adapter le jeu à tous les profils.
Pour ceux qui veulent pousser l’expérience au maximum, le mode de difficulté “Réel” supprime une bonne partie des aides visuelles et impose une vraie rigueur logistique : anticiper les conditions météo, éviter les chutes mortelles, planifier ses itinéraires, et ne compter que sur soi-même. Une approche plus immersive encore, qui rend chaque réussite plus gratifiante.
Côté contenu, Death Stranding 2 propose une campagne principale dense (comptez environ 40 à 50 heures), enrichie par des missions secondaires plus travaillées que dans le premier opus. Pas de mode coopératif direct, mais l’interconnexion entre les joueurs reste au cœur de l’ADN du jeu. Enfin, une série de défis spéciaux, accessibles via des points spécifiques de la carte, permet aux joueurs les plus aguerris de tester leur efficacité, leur vitesse, ou leur discrétion dans des conditions extrêmes. Ces épreuves sont courtes, mais bien conçues, et permettent de varier les plaisirs sans casser le rythme global.




L’œil du chasseur sur Death Stranding 2
La chasse aux trophées dans Death Stranding 2 repose sur un total de 55 trophées. Comme souvent avec les productions de Kojima Productions, la liste est claire, sans grande surprise, mais elle demande du temps, de la méthode… et pas mal de patience.
Une partie des trophées sera obtenue automatiquement en suivant l’histoire principale, notamment ceux liés à l’avancement des chapitres et à certaines rencontres clés avec les personnages ou les créatures venues du “Beach”. Rien d’insurmontable jusque-là, puisque le jeu ne propose pas de difficulté punitive, à condition de bien se préparer avant chaque mission.
Pour le reste, il faudra s’investir pleinement dans les activités secondaires, cœur du gameplay de la série. Livraisons parfaites, amélioration des infrastructures, interactions avec les autres joueurs via les likes, et renforcement des liens avec les différentes bases présentes dans le monde : ces trophées demandent une approche méticuleuse, mais rien de vraiment technique. Il faudra également trouver les objets à collectionner (souvenirs, fragments de données, et objets perdus), parfois en dehors des sentiers battus.
Quelques trophées spécifiques à l’utilisation de nouvelles mécaniques de gameplay comme certaines structures collaboratives ou équipements inédits se débloquent naturellement au cours du jeu, pour peu qu’on explore un minimum l’ensemble des fonctionnalités mises à disposition.
Pour boucler cette aventure et l’ensemble des trophées proposés, vous pouvez compter entre 80 et 100h.




















