Skull and Bones est un jeu d’aventure sur le thème de la piraterie développé et édité par Ubisoft.

Annoncé en durant l’E3 2017, le jeu devait initialement sortir en 2018. Avant d’être repoussé une première fois, puis à plusieurs reprises, avant que le jeu ne disparaisse finalement des radars pour revenir en 2022 avec une sortie finale le 16 février 2024.

Malgré la mer très agitée qu’aura traversé le développement du jeu, il est enfin parmi nous.

Nous allons voir dans les lignes suivantes ce que ce titre très attendu a de beau à nous proposer …

Fiche du jeu Skull and Bones

  Edité par Ubisoft   PEGI 18
  Développé par Ubisoft   Fourni par l’éditeur Oui
  Date de sortie 16 février 2024   Testé sur PS5
  Plateformes PS5/Xbox Series et PC   Style Aventure

Moussaillon deviendra grand

Skull and Bones nous transporte à l’époque de la piraterie dans un monde condensé, où nous pouvons naviguer dans les mers africaines d’une part, et dans les mers indiennes d’autre part, sans bien entendu occulter les caraïbes chères à ce milieu de pirate, avec Saint-Anne en place centrale. Nous incarnons donc dans cet univers un personnage que nous créons de toute pièce dans les premiers instants, suite à l’attaque sur notre navire, qui nous forcera à redémarrer de la première marche, pour espérer devenir un jour le plus grand pirate parmi les plus grands.

Après un tutoriel efficace, où nous pouvons effectuer nos premiers mouvements dans notre petite embarcation, et où nous pouvons effectuer nos premiers pas sur la terre ferme. Un premier constat peut se réaliser. L’ambiance dans le jeu est totalement immersive, notamment lorsqu’on va visiter notre première épave. Le jeu est détaillé, coloré, et on prend plaisir à admirer la réalisation des décors, environnements et des éléments en mer qui apportent de la vie et du dynamisme. Cependant, on peut aussi s’apercevoir, que les personnages présents dans le jeu ne bénéficient pas du même soin dans leur réalisation, avec des expressions du visage absentes, et notre héros n’est pas plus emballant, puisqu’il est dépourvu de la parole. C’est d’autant plus bizarre, qu’on sera amené à choisir des dialogues avec nos interlocuteurs, mais aucun son ne sortira de sa bouche de toute l’aventure. On se retrouve confronté à un grand décalage, entre un environnement riche et immersif, que l’on a envie de découvrir et une gestion des personnages d’une autre époque.

Ceci dit, après ce tutoriel, nous arrivons rapidement dans la première des deux grandes villes présentes dans le jeu, Saint Anne. Et là encore, l’ambiance présente dans cette ville est folle. Nous franchissons le premier ponton, et les habitants nous méprisent et nous sifflent tel un vaurien qui arrive sur leur territoire. Au fil de l’aventure et de notre renommée croissante, leur comportement va évoluer, et il en sera de même pour les autres PNJ du jeu, mécanisme qui va renforcer l’immersion.

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Nous y faisons donc la rencontre de John Scurlock, chef du repaire de pirate de Saint-Anne, et qui va nous accompagner durant la moitié de l’aventure, au travers de mission qui vont organiser la trame principale, et qui se montrent plutôt variées. Nous allons dans un premier temps, enchainer des tutos maquillés en mission, pour nous familiariser avec tous les types de pnj présents dans le repaire, puis nous allons enchainer sur le mécanisme d’évolution du bateau, puis voir comment récupérer des ressources, que ce soit sur terre, en pillant des villes, ou sur les bateaux ennemis, avant de rentrer dans le vif du sujet avec des missions sur fond de trahison, des dangers liés à la renommée naissante, de la menace des factions extérieures, etc … On se prend vite au jeu, et on prend plaisir à suivre l’histoire, et voir notre puissance qui s’améliore de mission en mission. J’ai trouvé par contre que le rythme et l’intérêt pour les missions retombaient un peu dans le second acte, avec un schéma trop semblable au premier acte, et, où on a l’impression de refaire la même chose avec des adversaires différents.

Skull and Bones est avant tout un jeu qui se veut être un GaaS, un jeu service. Dans l’idée, la campagne sert de tutoriel grandeur nature, pour que le joueur réalise des activités au niveau maximum diverses et variées afin de le maintenir sur le jeu sur une longue période. Et je trouve que cette approche dans ce jeu est inadaptée, pour la simple et bonne raison, que la plupart du contenu endgame ne peut se faire qu’à plusieurs, et va du coup brider le joueur qui joue seul depuis le début.

De plus, lorsque nous lançons le jeu, nous nous retrouvons qu’à seize joueurs sur la carte. Ce qui fait que très peu de joueurs se retrouvent dans la même zone que nous lorsque nous voulons attaquer un navire puissant, ou faire tomber un fort. Ces activités sont trop difficiles pour être réalisées seul, et il n’est pas vraiment possible de grouper simplement avec d’autres joueurs pour les réaliser. Au moment où j’écris ses lignes, la première saison est sortie, avec du contenu supplémentaire de disponible, mais le constat est le même. Rien de plus frustrant.

Sur la mer, tout va bien …

Intéressons-nous maintenant au gameplay, et tout d’abord sur ce qui marche très bien, les phases navales ! A bord de notre bateau, il n’y a pas grand-chose à redire, nous progressons dans un environnement sublime, avec de jolis effets de lumière, des décors variés, et de la vie en mer. Le terrain de jeu est totalement réussi. Pour ce qui est de la progression, elle est aussi faite pour que le joueur apprivoise le gameplay en douceur. Nous démarrons avec un boutre, tout petit navire dépourvu de canon, mais très maniable, du fait de sa taille et de sa vitesse réduite. Les capacités sont limitées mais nos principaux ennemis à ce moment sont la faune maritime comme les crocodiles, ou les requins. La seule arme que nous possédons à ce moment est la lance, et elle fait parfaitement l’affaire. Il faut savoir, que Skull and Bones, est un jeu très orienté arcade, pour que le joueur s’amuse. Ainsi, la prise en main est relativement simple, et l’expérience n’est pas punitive lorsque nous fonçons sur un rocher ou autre.

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Passée les premières heures de jeu, le besoin de puissance se fera ressentir. Et il faudra prendre possession d’un nouveau navire. Cette quête au navire toujours plus puissant se répétera tout au long du jeu : Il faudra tout d’abord récupérer le plan pour construire le nouveau bateau, puis récupérer les matériaux nécessaires à sa construction. Le plan ainsi que les matériaux seront toujours disposés dans une région dans laquelle notre survie n’est pas assurée, afin que ce nouveau bateau sonne comme une récompense, et pour que l’effet de puissance soit immédiat lorsque nous le débloquons. Ainsi au fil des navires, les capacités vont s’étoffer, avec premièrement le déblocage des canons latéraux, puis les canons avant/arrière, puis le mortier central, et la possibilité de voir au loin, d’éperonner efficacement ses ennemis, etc … De plus, nous pouvons choisir sur chaque type d’emplacement le type d’arme qui nous convient le mieux, pour adapter notre style de jeu, comme par exemple les bombardes incendiaires redoutables à courte distance, ou les canons longs pour les attaques à longue distance. Mais on peut également utiliser des armes pour neutraliser les voiles ennemis, ou leur endurance. Il en est de même pour les navires, on peut choisir un navire plus rapide au détriment de sa robustesse, ou un navire qui peut stocker davantage de ressource. Vous l’aurez compris, les combinaisons sont nombreuses, et on peut avoir un navire quasiment unique.

Sur la mer, rien à redire, mais il n’en est pas de même pour la terre. L’écart sur le gameplay est le même que sur sa réalisation abordée en début d’article. On remarque dans les premières secondes que le déplacement du personnage est lourd et pas spécialement agréable, mais ce n’est pas le pire. Au tout début du jeu, nous pouvons explorer une épave, avec une réalisation bluffante, dans laquelle nous pouvons utiliser les canons pour réaliser un mini jeu, et dans laquelle nous devons chercher une longue vue. Malheureusement, c’est la première et dernière activité que nous pourrons faire avec notre personnage, comme si le jeu avait manqué de temps malgré ses presque dix ans de développement. Il n’y aura rien à faire avec le personnage hormis du commerce, prendre des quêtes. Pas de combat à l’épée, pas de combat au mousquet, pas d’abordage. Rappelons que ce personnage ne parle pas, bref c’est une coquille très vide pour la partie terrestre.

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L’œil du chasseur sur Skull and Bones

Ce ne sont pas moins de 51 trophées qui sont mis en jeu dans Skull and Bones.

Il sera demandé de faire évoluer votre niveau de piraterie à son maximum (Kingpin), et pour ce faire, il faudra compléter les missions de l’histoire principale, lesquelles sont les plus généreuses en expérience.

Par ailleurs, il faudra explorer chaque recoin de la carte présente dans le jeu. En effet, plusieurs trophées sont obtenus en explorant chaque région, de même qu’il faudrait s’amarrer dans plusieurs villes pour d’autres trophées.

Puis viendront divers trophées annexes, où il faudra jouer avec l’apparence de son personnage, interagir et effectuer des missions avec d’autres joueurs ou encore effectuer des actions particulières comme attaquer des forts avec des lances de pêche, s’arrêter un instant pour fixer la pleine lune, etc, etc …

Personnellement, j’ai mis 30h pour obtenir tous les trophées que le jeu avait à proposer.

Découvrez mon avis sur Skull and Bones
Mon Avis
Skull and Bones m'aura transporté durant une trentaine d'heure que j'ai su apprécié. L'ambiance pirate, la réalisation et la variété des décors y auront été pour beaucoup. Ça a été une expérience rafraichissante de par son thème, et par le fait que le jeu est sorti propre techniquement, tout ce qui est proposé fonctionne, pas de bug à remonter. Les séquences navales sont plaisantes, à l'inverse des phases terrestres totalement ratées, que l'on peut même qualifier d'inexistantes. C'est dommage, parce que ça brise une grande partie de la dynamique du jeu, de même que le contenu endgame que je trouve inadapté. Quoiqu'il en soit, après un développement compliqué, Ubisoft est finalement parvenu à sortir ce Skull and Bones .Ceux qui voudront franchir le pas passeront un bon moment, mais je doute que le jeu parvienne à se maintenir plusieurs années, le prix du jeu me semble trop élevé pour ce qui est proposé.
Note des lecteurs0 Note
0
Les Plus
L'ambiance pirate totalement respectée
Une grande partie de la trame principale emballante
Environnement varié et bien réalisé
Prise en main rapide et gameplay naval agréable
A revoir
Gameplay terrestre pauvre et raté
Contenu endgame frustrant
Interactions entres joueurs compliquées
6.5
Mon ressenti

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