Sniper Elite Resistance est un jeu de tir à la troisième personne développé et édité par Rebellion Developments.
La saga a réussi au fil des titres à se faire une place de choix dans le paysage du jeu vidéo, avec notamment un Sniper Elite 4 au sommet de son art qui avait rassemblé un très grand nombre de joueurs.
Le 5ᵉ volet ressemblait déjà à son prédécesseur. Nous allons voir si le volet suivant, baptisé Resistance pour l’occasion, est fait du même bois ou s’il apporte des nouveautés à la licence.
Fiche du jeu Sniper Elite Resistance
| Edité par | Rebellion Developments | PEGI | 16 |
| Développé par | Rebellion Developments | Fourni par l’éditeur | Oui |
| Date de sortie | 30 janvier 2025 | Testé sur | PS5 PRO |
| Plateformes | XBOX One/Series – PS4/PS5 – PC | Style | Jeu de tir |
Deux endroits, un même but.
Sniper Elite avait pris l’habitude de nous faire voyager au fil des épisodes, avec l’Allemagne, puis l’Afrique, l’Italie avant d’atterrir en France dans le cinquième opus. Resistance, comme son nom l’indique, va prolonger notre séjour en France. Pendant que Karl Fairburne, personnage emblématique de la licence, vit son aventure dans Sniper Elite 5, nous incarnons de notre côté Harry Hawker, un agent anglais venu prêter main forte. Les deux jeux sont liés puisque les événements se déroulent en même temps, à partir de mai 1944, à deux endroits différents. Sur les six jeux présents dans la licence, deux jeux se déroulent donc intégralement en France, les deux derniers, et ce sont les deux seuls jeux qui ne bénéficient pas de doublage français. Un paradoxe et un sacré coup porté à l’immersion, et particulièrement pour nous, Français.
On aura, dans cet opus, accès au mode campagne qui regroupe neuf missions, qui nous feront évoluer dans des décors variés, de jour comme de nuit, avec des conditions météos qui viendront pimenter l’expérience. On pourra également apprécier le level design, l’une des grandes forces de la licence, dans un nouvel environnement riche, avec des obstacles et de la végétation, qui vont nous permettre de mettre au point des micro-stratégies à chaque moment pour venir à bout des ennemis. Le jeu est toutefois globalement moins vertical et plus petit que ses prédécesseurs, avec moins de possibilités, mais le résultat reste satisfaisant. Pour rappel, le mode campagne peut se jouer intégralement en coopération, une denrée rare de nos jours.





Vient ensuite la transition vers le mode multijoueur avec l’assaut des forces de l’Axe, une mécanique qui permet d’envahir un joueur dans sa campagne solo en tant que soldat allemand pour l’éliminer. L’option est activable à souhait et un point de sauvegarde est créé lors d’une invasion, limitant au maximum les impacts sur sa partie solo.
Le multijoueur, lui, se compose de quatre modes de jeux déjà vus dans la série, à savoir “pas de traversée”, un affrontement à distance avec une ligne infranchissable pour séparer les équipes. Un mode affrontement chacun pour soi, puis la même déclinaison en équipe de huit joueurs contre huit autres joueurs. Et finalement, un mode escouade qui permet à quatre équipes de quatre joueurs de s’affronter. Le matchmaking étant multiplateforme et le jeu étant disponible sur les deux générations de PlayStation, les deux générations de Xbox et sur PC, et de plus inclus dans le Xbox Game Pass, cela représente un apport massif de joueurs. Quelques semaines après la sortie, les lobbys sont toujours pleins et il n’y a pas d’attente pour jouer, pourvu que ça dure.
Enfin, le mode « Défi de propagande » apparait comme une nouveauté : il s’agit d’un mode challenge que l’on débloque au fur et à mesure en trouvant des affiches particulières dans le mode campagne. Cela représente 7 défis chronométrés qui vont demander des compétences distinctes comme l’infiltration, la précision et la vitesse. C’est court, mais l’idée est bonne.





Une expérience authentique
Sniper Elite est une licence de jeu d’action sur le thème du sniper, mais n’est pas une simulation de sniper à proprement parler. Il est tout à fait possible de mettre le jeu dans la première difficulté proposée, de courir dans tous les sens et de tirer sur tout ce qui bouge pour boucler la campagne en cinq heures. Mais cette approche n’a que peu d’intérêt, et vous aurez eu l’impression d’avoir perdu votre argent. En revanche, au fur et à mesure que la difficulté augmente, le plaisir de jeu augmente également. Il y a cinq niveaux de difficultés, qui vont faire disparaitre des assistances de gameplay pour le rendre de plus en plus réaliste. Dans la difficulté authentique, il n’y a plus de radar, les ennemis sont plus coriaces et plus malins. La balistique est également prise en compte, tout comme le vent. L’approche du jeu va être complètement différente, une analyse du terrain à chaque instant est nécessaire. Les missions deviennent des assemblages de microbatailles où chacune doit être préparée avant action, en plaçant des mines, en déviant les patrouilles ennemies en faisant du bruit ou encore en déplaçant des troupes grâce à l’explosion d’un camion à distance. Pour ce qui est du tir, imaginez attraper une tête à 300m de distance, avec des conditions météos extrêmes, un plaisir assuré. Je conseille ainsi à tout le monde de démarrer dans la difficulté authentique et d’ajuster la difficulté en fonction des besoins. Bien qu’en conservant la difficulté la plus réaliste, il est tout à fait possible d’activer chaque assistance du gameplay indépendamment. Si vous êtes habitué à jouer avec une minimap, elle est activable ; si le calcul de la balistique se révèle trop compliqué, l’assistance permettant de compenser le calcul est activable et il en est de même pour la trentaine d’options ajustables. Finir le jeu en Authentique m’aura pris presque vingt heures.
En ce qui concerne le reste du gameplay, pas de grande nouveauté à relever. On poursuit dans la même formule que le précédent, à la virgule près. L’approche, le déplacement, la conception des missions et des objectifs restent les mêmes. Je disais plus haut que Résistance et le 5 étaient liés dans la période dans laquelle ils se situent, je dirais que ce sniper élite Résistance vient même compléter le 5 comme un très gros DLC plutôt qu’un nouveau titre.





L’œil du chasseur sur Sniper Elite : Résistance
Sniper Élite Résistance propose 54 trophées, ainsi qu’une liste DLC de 8 trophées complémentaires disponibles dès le lancement du jeu, à l’effigie d’un célèbre moustachu.
Si vous êtes parvenu à obtenir tous les trophées sur le précédent opus, nul doute que vous y parviendrez également sur celui-ci. La liste étant presque identique, à deux/trois exceptions près.
Il faudra donc terminer l’ensemble de la campagne en difficulté ” Authentique “. Accomplir dans chacune des missions proposées les objectifs annexes, mais également rassembler tous les collectibles disséminés dans les neuf missions. Passé cette étape, la majorité des trophées sera déjà en votre possession. Il ne vous reste plus qu’à améliorer vos dernières armes jusqu’à leur maximum et à faire quelques actions annexes pour venir à bout de ce que propose la campagne.
Viendra ensuite une toute petite excursion en multijoueur, où il est simplement demandé de finir une partie en mode survie et une partie en multijoueur, une formalité. Puis deux autres trophées liés au mécanisme d’invasion : il faudra envahir la partie d’un joueur pour le tuer, puis se défendre contre un joueur qui vous a envahi.
La dernière partie concerne le mode challenge. Il faudra réussir les 7 défis chronométrés avec un objectif de score pour décrocher la médaille d’or. Le tout à accomplir en difficulté authentique. Pas tellement exigeant, mais bien sympathique.
Il faudra compter entre 25 et 30 heures pour en venir à bout.





















