La série des jeux F1 développée par Codemasters et publiée par EA Sports est une référence incontournable pour les passionnés de Formule 1. Chaque année, une nouvelle itération apporte son lot d’améliorations et de nouveautés, mais aussi le défi de se démarquer de son prédécesseur. Avec F1 25, sorti le 30 mai 2025 (avec un accès anticipé le 27 mai pour l’édition Iconique), Codemasters semble avoir écouté les retours de la communauté après un F1 24 qui, bien que solide, avait été critiqué pour son manque d’innovation majeure. Cette review se concentre sur les évolutions de F1 25 par rapport à F1 24, en explorant les améliorations dans le gameplay, les modes de jeu, les graphismes, et l’immersion globale, tout en soulignant les points perfectibles.
Gameplay : Une Maniabilité Affinée
L’un des reproches majeurs adressés à F1 24 concernait son modèle de maniabilité, jugé trop arcade par certains joueurs, notamment à cause d’une direction trop pointue et d’un comportement irréaliste des voitures, en particulier lors des entrées en virage. F1 25 rectifie le tir avec un modèle de conduite qui trouve un meilleur équilibre entre accessibilité et simulation. Les voitures présentent désormais une légère tendance au sous-virage à l’entrée des virages, ce qui oblige les joueurs à adopter une approche plus progressive et réaliste, plus proche de la conduite d’une véritable monoplace de F1. Cette évolution rend les courses plus techniques, surtout sur les virages lents où la traction est plus difficile à trouver, notamment avec une manette. Les pneus usés accentuent ce comportement, avec une perte de grip plus marquée que dans F1 24, obligeant à une gestion stratégique des gommes.
Le retour de force (Force Feedback) a également été peaufiné, offrant une meilleure sensation de la voiture, en particulier lors du chargement des pneus en entrée de virage. Les sorties de virages sont plus exigeantes, avec un survirage plus naturel si l’accélération est mal dosée, ce qui ravira les puristes. Par rapport à F1 24, où la technique du « flick » (une entrée agressive en virage) permettait des temps au tour irréalistes, F1 25 récompense davantage un pilotage fluide et précis. Selon les retours des joueurs, comme ceux partagés sur Reddit, la maniabilité est perçue comme « plus fluide et plus amusante », avec une sensation de grip plus réaliste, surtout sous la pluie.
Cependant, tout n’est pas parfait. Certains joueurs notent que les voitures semblent encore trop collées à la piste à haute vitesse, notamment sur les vibreurs, qui n’ont pas l’impact déstabilisant attendu. De plus, les joueurs professionnels pourraient encore trouver des exploits pour contourner les limites du modèle physique, bien que cela semble moins évident que dans F1 24.
Modes de Jeu : Une Révolution dans My Team et le Retour de Braking Point
Le mode My Team, introduit dans F1 2020, est au cœur des nouveautés de F1 25. Alors que F1 24 proposait une version relativement inchangée de ce mode, F1 25 le réinvente sous le nom de My Team 2.0. Exit le rôle de pilote-propriétaire ; le joueur incarne désormais un directeur d’équipe, gérant deux pilotes, négociant des sponsors, et supervisant le développement de la voiture. Ce changement met l’accent sur la gestion stratégique, avec des décisions impactant les performances sur piste et l’évolution de l’équipe au fil des saisons. Ce mode s’inspire des jeux F1 Manager, offrant une profondeur accrue pour les fans de simulation de gestion. Les menus, souvent critiqués pour leur lourdeur dans F1 24, sont plus fluides et intuitifs, rendant la navigation moins laborieuse.
Le mode Braking Point, absent de F1 24, fait son retour avec un troisième chapitre centré sur l’équipe fictive Konnersport. Cette campagne narrative, qui s’étend sur 15 chapitres, propose une histoire plus immersive et variée que dans les précédentes itérations, avec des cinématiques soignées et des objectifs de course diversifiés. Bien que l’histoire ne révolutionne pas le genre, elle apporte une touche de dramaturgie façon Drive to Survive, ce qui plaît aux joueurs occasionnels. Par rapport à F1 24, où l’absence de Braking Point avait déçu, ce retour est un ajout majeur, même si certains joueurs trouvent les cinématiques un peu longues.
Le mode Driver Career, introduit dans F1 24, est de retour sans changements significatifs, ce qui peut décevoir ceux qui attendaient une refonte. Cependant, il reste une alternative solide pour les joueurs préférant se concentrer sur la conduite plutôt que sur la gestion. Une nouveauté intéressante est l’ajout d’un mode Challenge Career, permettant de relever des scénarios chronométrés hors ligne avec un classement mondial, bien que son potentiel complet ne se déploie qu’après le lancement.
Enfin, F1 World, le mode hybride en ligne/hors ligne, revient avec des améliorations mineures, comme les Invitationals, qui permettent de collaborer avec des amis pour relever des défis. Cependant, ce mode reste critiqué pour son aspect « Battle Pass » et ses récompenses cosmétiques, qui peinent à captiver les joueurs à long terme.
Graphismes et Immersion : Une Amélioration Visuelle et Sonore
Sur le plan visuel, F1 25 marque une progression notable par rapport à F1 24. Cinq circuits (Melbourne, Suzuka, Bahreïn, Miami et Imola) ont été scannés au LIDAR, offrant une fidélité inégalée en termes de détails de la piste et de son environnement. Les cerisiers en fleurs autour de Suzuka ou les détails des vibreurs à Bahreïn renforcent l’immersion. Les transitions de lumière, notamment lors des changements de conditions météorologiques, sont plus naturelles, rendant les courses plus vivantes. Cependant, sur PS5, les améliorations graphiques sont subtiles par rapport à F1 24, et c’est sur PC, avec le path tracing, que la différence est la plus frappante.
L’ajout de trois circuits en sens inverse (Silverstone, Zandvoort et Red Bull Ring) est une nouveauté intrigante. Si elle apporte une fraîcheur bienvenue pour les ligues en ligne, elle peut sembler artificielle pour les puristes, qui auraient préféré des circuits historiques.
Côté sonore, F1 25 double presque le nombre de lignes de dialogue radio, incluant des interventions des directeurs d’équipe, ce qui renforce l’authenticité. L’ajout d’un signal sonore pour le freinage dans les options d’accessibilité est une touche appréciée, surtout pour les nouveaux joueurs. La bande-son, souvent négligée, est également plus marquante que dans F1 24, avec des morceaux qui accompagnent efficacement l’expérience.
IA et Multijoueur : Un Équilibre Amélioré
L’IA de F1 24 avait été critiquée pour son comportement parfois incohérent, oscillant entre trop agressive et trop passive. Dans F1 25, l’IA est plus nuancée, offrant des batailles plus réalistes. Les pilotes défendent leur position avec intelligence, mais laissent de l’espace en cas de dépassement bien amorcé. Cependant, certains joueurs notent que l’IA reste légèrement trop permissive, notamment en difficulté moyenne.
Le multijoueur bénéficie de l’ajout des Invitationals dans F1 World et d’un meilleur suivi des pilotes fautifs, réduisant les comportements antisportifs. Toutefois, des bugs persistants, comme des problèmes de connexion dans le mode carrière à deux joueurs, rappellent les lacunes de F1 24.
Points Faibles et Perspectives
Malgré ses avancées, F1 25 n’échappe pas à certaines critiques. Les microtransactions, notamment les boosts d’XP, sont mal perçues dans un jeu au prix élevé (59,99 € pour l’édition standard, 79,99 € pour l’édition Iconique). Le mode F1 The Movie, lié au film avec Brad Pitt, est intéressant mais limité à un aperçu au lancement, le reste étant du contenu post-lancement. Enfin, si F1 25 est une amélioration claire par rapport à F1 24, il reste une évolution plutôt qu’une révolution, et certains modes, comme F1 World, manquent d’innovation.





































Conclusion
F1 25 est une réussite, rectifiant les principaux défauts de F1 24 tout en introduisant des nouveautés significatives. La maniabilité affinée, la refonte de My Team, le retour de Braking Point et les améliorations visuelles et sonores en font un titre plus abouti et immersif. Bien qu’il ne réinvente pas la série, il pose des bases solides pour l’avenir, notamment avec les changements réglementaires de la F1 en 2026. Pour les fans de la série et les nouveaux venus, F1 25 est un investissement justifié, mais les possesseurs de F1 24 devront peser l’importance des nouveautés face au prix.
















