Avatar est un jeu d’aventure en vue FPS développé par Massive Entertainment et édité par Ubisoft. Annoncé durant l’été 2021, le jeu est sorti ce 07 décembre 2023.

C’est la seconde fois qu’Ubisoft nous propose un jeu sur Avatar, 14 ans après le premier jeu, que j’avais eu l’occasion de faire à 100%.

Ubisoft nous avait proposé un jeu iconique avec Far Cry 3, puis le squelette de ce jeu avait tendance à revenir sur les jeux qui ont suivi. Tout en étant relativement bons, ces jeux ne surprenaient plus vraiment le joueur.

Nous allons voir dans les lignes qui suivent, ce que le jeu a de beau à proposer, si c’est un juste un thème avatar sur les modèles de jeux existants, ou s’il arrive à se faire une identité propre.

Fiche du jeu Avatar : Frontiers of Pandora

  Edité par Ubisoft   PEGI 16
  Développé par Massive Entertainment   Fourni par l’éditeur Oui
  Date de sortie 07 décembre 2023   Testé sur PS5
  Plateformes  Consoles et PC   Style Aventure/FPS

Avatar, c’est quoi ?

Tout d’abord, rappelons ce qu’est Avatar… Il s’agit d’un monde inventé par le réalisateur et scénariste James Cameron, et qui a été exposé au grand public en 2009. C’est une histoire de science-fiction qui se déroule au XXIIe siècle sur la lune de Pandora, où des humains y sont envoyés pour extraire des ressources vitales pour la Terre. Cependant, des tribus indigènes peuplent cette planète et chacun des deux camps souhaite défendre ses intérêts. S’en suivent donc les deux films présents à ce jour.

Aujourd’hui, ces films occupent la première et la troisième place dans les plus grands succès au box-office de l’histoire du cinéma. Ils ont été repris comme symbole pour plusieurs causes comme la préservation de la nature, où pour représenter des luttes entre communauté. Si l’intérêt pour l’histoire peut différer selon les personnes, toutes seront d’accord sur le bond technique d’Avatar lors de sa sortie. C’est d’ailleurs le film qui aura été mis en avant, par les revendeurs de téléviseur du monde entier, pour faire décoller la technologie LDC/LED. Malgré l’impact de cette saga dans le monde, la section jeu-vidéo ne comportait à ce jour qu’un seul jeu, sorti en 2009.

Et le jeu sinon ?

Le jeu démarre toujours sur Pandora, après les événements du premier film. D’ailleurs à ce titre, avoir vu les films est un plus pour comprendre un peu mieux le contexte, mais ce n’est pas non plus obligatoire pour évoluer sur ce jeu. On y incarne un Na’Vi, qui a la particularité d’avoir été capturé par les humains dès son plus jeune âge, et qui a donc grandi au contact d’humain et d’autres Na’Vi dans le même cas. Un événement va renvoyer notre personnage dans la nature aux contacts des autres tribus Na’Vi tout en ayant connaissance de la langue, mais aussi des technologies humaines, ainsi que Na’Vi. On pourra ainsi comprendre et décrypter les mécanismes, documents, histoires des deux camps. Un scénario simple, mais qui offre des perspectives variées.

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Dès la première heure de jeu, on prend claque sur claque sur la modélisation de Pandora. La végétation y est abondante et très variée. De plus il y a dans le jeu un cycle jour/nuit qui modifie également l’aspect de la nature. La journée nous évoluons dans une forêt riche et colorée, tandis que la nuit, les fleurs prennent une couleur violette et lumineuse qui nous en met plein la vue. Toujours à propos de l’environnement, nous évoluons sur une carte qui fait 15 km de largeur et de longueur, en plus d’être très verticale. Plusieurs zones dans les airs ne seront accessibles que via une monture volante. Nous passons ainsi, de forêt, à la montagne, à de grandes prairies peuplées d’animaux, mais également à plusieurs bases humaines disséminées un peu partout. Si les décors extérieurs sont bluffant, les phases intérieures sont déjà moins travaillées, on retrouve souvent les mêmes pièces, bâtiments, même disposition dans les différents camps de la RDA (humains). Ce terrain de jeu, fait partie des plus aboutis que j’ai pu tester.

Vient ensuite la façon d’aborder le jeu. Il y a une façon de construire le level design dans ce jeu qui interpelle. Bien souvent, on se retrouve à traverser des prairies colorés et immense, ou l’on va courir pendant 2/3 minutes dans un environnement plus ou moins vide, mais où une petite musique d’ambiance se déclenche afin de créer une ambiance apaisante, où l’on prend plaisir à contempler le monde qui nous entoure. Les personnes habituées à voir des combats et de l’explosion à tout bout de champ diront probablement que l’on s’ennuie dans ce jeu. J’y ai personnellement ressenti à plusieurs moments, une forme d’apaisement, et un plaisir à admirer le travail réalisé pour la conception de cette lune, un plaisir à escalader des montagnes, à observer le comportement des animaux, à analyser la flore environnante. Ce sentiment est renforcé par la gestion de la RDA. Si les humains protègent des avants postes et des bases fortifiées localisées où on est amenés à combattre. Dans le reste du monde, il n’y a que nous, la faune et la flore. Si quelques animaux souhaitent nous déguster, nous sommes globalement relativement tranquilles pour justement profiter de ce monde.

Gameplay

Le temps qui nous est donné a un lien avec le gameplay. D’entrée de jeu, il nous est proposé d’évoluer soit en mode « Guidé », soit en mode « Exploration ». Dans ce second mode, il n’y a presque pas d’indication sur la marche à suivre, il faudra se référer au journal de quête et à la carte pour trouver sa destination, dans le mode guidé, ce n’est pas Byzance non plus, on a bien une lueur qui nous donne la direction à suivre pour le prochain objectif, mais l’assistance s’arrête ici. On nous donnera une région ou chasser ou bien où trouver certaines plantes, mais pas davantage, de même dans les missions d’enquête ou chaque mètre carré devra être passé au peigne fin pour achever son objectif. C’est clairement quelque chose que l’on ne voit plus dans les jeux-vidéo si ce n’est les Dark Souls et équivalent, coutumiers du fait, et de la part de Ubisoft, c’est assez déroutant. On avait d’ailleurs pris la très mauvaise habitude dans les Far Cry notamment, de se déplacer de marqueur en marqueur, s’en même observer le monde qui nous entourait. Avec Avatar, le changement est radical. Le rythme général du jeu est donc plutôt lent, mais si on se prend au jeu. C’est un plaisir de vouloir découvrir tous les éléments qui nous entoure.

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Toujours dans le gameplay, venons-en à la jouabilité. Et pour le coup, on trouvera ici le seul point commun avec les autres jeux Ubisoft dans le maniement des armes, on est proche de ce qu’on avait vu sur FarCry Primal pour le maniement des arcs, et sur les autres FarCry pour le maniement des armes à feu. Il est diversifié par la présence des montures, qui vont engendrer des combats aériens, la monture terrestre sera disponible après la monture volante, son utilité se retrouve donc nulle.

La pédale de frein est coincée

Ensuite pour le contenu, nous avons donc une suite de quêtes qui vont constituer la trame principale de l’histoire. Puis des quêtes secondaires, ainsi que des missions d’exploration, et d’assistance à la communauté Na’Vi. Toutes les missions et activités sont distinguées par un niveau. Et ce niveau va être le marqueur principal dans ce jeu. Il n’est pas défini par l’expérience gagnée mais en toute petite partie par les compétences que l’on va débloquer au fil de l’aventure, mais surtout par l’équipement que l’on porte sur notre personnage, et c’est pour moi le hic de ce jeu. Les niveaux requis pour les quêtes sont à respecter à la lettre. En effet, avec un niveau de moins, la mission va devenir difficile, mais avec deux niveaux de moins, la mission ne sera presque pas faisable, les ennemis auront trop de santé, et on va mourir en deux, trois coups. On progresse donc dans l’histoire principale, puis on débloque la mission qui va nous reclamer deux niveaux de plus, et les soucis commencent. Par exemple, nos bottes sont d’un niveau très inférieur au reste de l’équipement et nous plombe le niveau moyen de notre équipement qui nous empêche de progresser. On va donc enchainer les quêtes secondaires pendant un moment, et ne jamais avoir ces bottes puisque le butin est aléatoire dans le jeu. C’est une mécanique que l’on trouvait dans Destiny par exemple, mais qui était adapté au style de jeu MMO chronophage par nature. Dans Avatar où l’aventure va demander une vingtaine d’heure pour terminer l’histoire principale, c’est un grand coup de massue pour le dynamisme du jeu. Des vendeurs d’objet sont bien présents, mais les prix demandés pour les objets vont demander un farm intensif, ou demander des objets rares pour effectuer les fabrications d’équipements. Et c’est dommage, parce que l’histoire est prenante et sympathique à suivre, mais devoir attendre deux à trois heures de jeu pour pouvoir poursuivre l’aventure peut lasser les joueurs.

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L’œil du chasseur sur Avatar : Frontiers of Pandora

Il y a 32 trophées à récupérer dans la quête du 100% d’avatar.

Il va falloir commencer par achever la quête principale et améliorer le personnage au maximum. Pour cela compter une vingtaine d’heures de jeu. Vous débloquerez ainsi tous les trophées liés à l’histoire, ainsi que les trophées liés à l’attribution de compétences et à la super-compétence prédateur.

Viendra ensuite la seconde partie avec les quêtes et activités secondaires. Parmi celles-ci, on va retrouver la destruction des 57 avant-postes humains pour purifier l’exolune Pandora. Mais également de réaliser certaines suites de quête qui vont rapporter des trophées.

Un jeu Ubisoft n’existerait pas sans collectible, et ça sera la dernière partie de cette quête aux trophées avec 169 collectibles à récupérer. Ils ont été dispersés pour l’occasion dans 10 trophées différents, avec un suivi précis par trophée.

La principale difficulté de la chasse résidera dans la capacité à finir le jeu, qui n’est pas un jeu simple. Et dans la capacité à adhérer au concept du minimum d’assistance pour aider le joueur. Malgré tout, la chasse est agréable dans un environnement sublime.

Comptez une soixantaine d’heures pour en venir à bout dans sa version de base. Deux dlc pour l’été 2024 sont d’ores et déjà annoncés.

Découvrez mon avis sur Avatar : Frontiers of Pandora sur PS5!
Mon Avis
Avatar conclu une très belle année 2023 d'une belle manière. On sent que Pandora a été élaboré par des fans de l'univers, et la réalisation est époustouflante. On en prend plein la vue tout au long du jeu avec la richesse des décors. Si le gameplay reste plutôt classique, l'histoire est bien tournée et agréable à suivre. On regrettera toutefois, le système d'évolution du personnage trop contraignant et qui brise le rythme du jeu. Malgré tout, c'est une belle expérience, agréable pour tous, et indispensable pour les fans d'Avatar !
Note des lecteurs1 Note
8.8
Les Plus
Une direction artistique on ne peut plus fidèle
Des décors à couper le souffle
Une liberté totale dans les mouvements
Un plaisir à explorer tous les recoins de Pandora
Une histoire agréable à suivre
Une bande son totalement immersive
Le temps disponible pour contempler la nature
A revoir
Une IA déséquilibrée qui empêche quasiment toute infiltration
Le système de développement du personnage
Le rythme du jeu très lent qu'il va falloir adopter
Des mécaniques répétitives sur les activités secondaires

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