Doom … un nom qui sonne comme une légende pour toute une génération, dont je fais partie. Ce n’est pas un hasard si c’est ce titre qui a donné son patronyme à un genre désormais largement répandu : les Doom like !

Cette année Bethesda et Id software ont sorti un reboot de cette légende, mais suffit il de déterrer une légende pour s’assurer le succès ?

Fiche Technique de Doom

  • Support: Xbox one
  • Développeur / studio : Bethesda / Id software
  • Type: FPS
  • Date de sortie : 13/05/2016

Test effectué sur Xbox one d’après une version fournie par l’éditeur

1/ Background

Attaquons d’ores et déjà par là où le bas blesse, le scénario. Dans les années 1990, lorsque le premier Doom est sorti, les joueurs étaient peut-être moins regardant sur la qualité d’écriture et le scénario et plus à la recherche de nouveautés en terme de gameplay et c’est exactement sur ce point que Doom s’était largement démarqué.

Aujourd’hui, à l’heure où de nombreux titres n’ont rien à envier à un véritable film, Doom n’apporte malheureusement pas de bouleversements. De manière concise et rapide, l’histoire se résumé par « Vous êtes un marine envoyé sur une colonie de Mars pour mettre fin aux agissements d’une humaine corrompue ayant ouvert un portail communiquant avec les enfers ». Oui, c’est bien le même pitch, qui n’a pas évolué d’un iota.

De mon point de vue, ce n’est pas forcément une erreur de la part du studio, ayant opté pour le parti pris de l’hommage et la volonté de conserver l’héritage d’une icône du jeu vidéo.

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2/ Visuellement

D’un point de vue graphique, Doom, le reboot est splendide. Tournant à 1080p / 60fps aussi bien sur PC que sur console, il alterne entre les décors intérieurs de la station, des plaines de Mars et des enfers. La netteté et la fluidité globale sont exempts de reproches.

DOOM-2-1024x576 Test - Doom - Xbox one

Le moteur graphique d’Id Software nous offre de magnifiques effets de lumière et le rendu n’en est que plus bluffant, bref, de ce côté là, c’est une réussite.

3/ Gameplay

Question Gameplay, malgré le fait que certaines nouveautés intéressantes fassent leurs apparitions, on reste dans le cœur du métier : défourailler les hordes de monstres « infernaux » venus coloniser cette charmante planète rouge. C’est extrêmement rapide, violent, rouge … c’est littéralement L’ENFER !

C’est en alternant le pattern : scènes de repos, recherche et déplacement / arène claffies de monstres / recherche de carte déverrouillant les portes, que nous nous retrouvons à arpenter, arme à la main le sol rocheux de Mars. A noter d’ailleurs, que nos armes favorites, non content d’être présentes et remises au goût du jour, peuvent désormais être « modées » afin d’y apporter quelques modifications salvatrices, telles qu’un second tir de roquettes par exemple. Il en est de même pour notre armure, on retrouve un petit air de Fallout 4 dans l’inspiration !

Il est bon de préciser également que la difficulté générale se veut aussi héritée des jeux de l’ancien temps, ne vous attendez pas à traverser les niveaux sans donner de votre personne, au sens propre du terme. Vous mourrez beaucoup et souvent, préparez-vous !

DOOM-620x349 Test - Doom - Xbox one

Je parlais en préambule de nouveautés intéressantes, outre les upgrades d’armes, vous pouvez maintenant « achever » vos ennemis via les Glory Kills, sorte de Fatality qui au travers d’une cinématique fracasse le démon que vous aviez au préalable fatigué avec quelques balles. Concrètement, une fois que votre ennemi clignote, c’est le signal pour vous signifier que vous pouvez le finir. Une feature aussi expéditive que pratique puisqu’elle vous permettra d’économiser les balles qui restent le nerf de la guerre ici.

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4/ Et le multi ?

Malheureusement, la partie multi est complètement ratée, molle et pas du tout équivalente en terme de déplacements et d’impact de l’armement sur les adversaires que ce qu’il peut être dans la campagne solo. C’est dommage, car c’est une partie intégrante de la légende de Doom qui ici ne cadre pas à l’attente des joueurs.

Heureusement, ce point est largement compensé par l’éditeur de map, accessible, ultra complet et ouvert à la communauté permettant de réaliser la map de ces rêves. C’est ainsi que via les snapmaps de bon nombre de joueurs, le titre a bénéficié d’une bonne publicité et parviendra, du fait, à rester dans la course encore quelques temps.

5/ Conclusion

Un hommage : oui, un héritage respecté : oui, une révolution dans le FPS : non

Soyons clair, Doom : le rebot ne révolutionne rien, et si l’on sera bien sur heureux de retrouver un jeu ayant tant révolutionné le monde du jeu vidéo n son temps, nous étions en droit d’attendre certaines améliorations qui ne sont pas là. Mais ne boudons pas notre plaisir pour autant et allons décaniller du cacodémon !

 

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