Gears of War Reloaded est un jeu de tir à la troisième personne développé par The Coalition et édité par Xbox Game Studios.
Sorti initialement en 2023 sur Xbox Series et PC, ce remake du tout premier Gears of War, paru pour la première fois en 2006 sur Xbox 360, débarque sur PlayStation 5 ce 26 août 2025.
Licence emblématique de la marque Xbox depuis près de vingt ans, Gears of War faisait partie des exclusivités majeures qui justifiaient l’achat d’une console Microsoft. Mais les temps changent, et Microsoft semble bien décidé à ouvrir son catalogue. Après Forza Horizon 5, qui a créé la surprise en avril dernier avec sa sortie sur PS5, c’est désormais Gears qui franchit le cap et s’invite sur la console concurrente.
Reste à voir si ce Gears of War Reloaded, malgré son statut de remake et ses deux ans d’ancienneté, mérite encore qu’on s’y attarde… et surtout qu’on passe à la caisse. Et surtout : saura-t-il séduire un public PlayStation qui n’a, pour beaucoup, jamais touché à la saga ?
Fiche du jeu Gears of war Reloaded
| Edité par | Xbox Game Studios | PEGI | 18 |
| Développé par | The Coalition | Fourni par l’éditeur | Oui |
| Date de sortie | 26 aout 2025 | Testé sur | PS5 PRO |
| Plateformes | PlayStation 5, Xbox Series, PC | Style | TPS |
Un univers brutal et une mise à jour visuelle réussie
Gears of War Reloaded nous plonge dans un univers sombre et militaire où l’humanité est au bord de l’extinction. La menace vient des entrailles de la planète Sera : les Locustes, une horde monstrueuse et implacable.
On incarne Marcus Fenix, soldat de la Coalition des Gouvernements Unis, qui sort de prison pour reprendre les armes aux côtés de son escouade. Le scénario est simple à suivre : repousser les Locustes et sauver l’humanité. Mais ce qui frappe dès le départ, c’est l’ambiance. Les cinématiques sont impressionnantes, les dialogues donnent vie aux personnages, et le ton très sérieux nous plonge immédiatement dans le bain.
On sent clairement que tout repose sur une atmosphère de guerre totale, entre espoir fragile et brutalité sans compromis.



La campagne au centre de l’attention
Le jeu repose entièrement sur sa campagne. C’est l’expérience principale, que l’on peut parcourir seul ou en coopération à deux. L’aventure nous fait traverser une planète dévastée : villes en ruines, tunnels étouffants, manoirs en décomposition… chaque décor accentue l’idée d’un monde au bord du gouffre.
La progression est claire et fluide. Des marqueurs indiquent les objectifs principaux, et quelques chemins secondaires permettent de récupérer munitions, armes ou informations supplémentaires. Pas de carte immense ou de menus compliqués : tout est centré sur l’action et l’immersion.
Le jeu brille particulièrement en coop. Jouer à deux change complètement la dynamique : partager les munitions, couvrir un coéquipier, coordonner les assauts… C’est un vrai plus, qui donne l’impression de vraiment faire partie d’une escouade.



Variété des affrontements et adrénaline garantie
Le gameplay est simple à comprendre, mais terriblement efficace. On progresse en alternant entre couverture et fusillades intenses. Le système est intuitif : se coller à un mur, tirer, se déplacer rapidement d’un abri à l’autre… le tout donne une sensation d’action fluide et nerveuse, avec des armes toutes différentes qui procurent un vrai plaisir de jeu.
Les affrontements sont variés : parfois il faut défendre une position, d’autres fois progresser en éliminant des vagues d’ennemis, ou encore affronter des créatures géantes comme le Berserker. Les boss marquent particulièrement, avec des mises en scène dignes d’un film d’action.
En dehors de la campagne, un mode multijoueur fidèle à l’original est disponible. S’il profite des mêmes améliorations techniques (4K, 120 fps, cross-play), il reste limité en personnalisation et en progression, et paraît daté face aux standards actuels — un cran en dessous de l’intensité de la campagne.





L’oeil du chasseur sur Gears of War Reloaded
Le jeu propose 57 trophées à récupérer, et décrocher le précieux platine ne sera clairement pas une promenade de santé.
Pour commencer, il faudra progresser dans la campagne principale et terminer les cinq actes proposés en difficulté maximale. Durant cette campagne, un grand nombre de trophées liés à l’histoire sera débloqué, d’autant plus si vous jouez en coopération en ligne ou en écran scindé, le jeu demandant de finir intégralement l’histoire en coop.
De nombreux trophées cachés attendent les chasseurs les plus attentifs. Certains demanderont d’éliminer des ennemis spécifiques dans des conditions bien précises, et d’autres de récupérer les différents collectibles disséminés dans les niveaux.
Ensuite viendra la partie « multijoueur », qui exigera de très longues heures pour en venir à bout. Il faudra y réanimer des coéquipiers, gagner dans tous les modes de jeu un certain nombre de fois et sur toutes les cartes.
La dernière étape est également liée au mode multijoueur et consistera à atteindre le niveau 100 et à effectuer 10 000 kills. Ces deux trophées sont problématiques, puisqu’ils demanderont de jouer plusieurs centaines d’heures sur un jeu qui n’est plus vraiment adapté aux standards actuels (absence de récompenses, d’objectifs et d’intérêt à monter les niveaux), ou bien de s’entendre avec un groupe de joueurs pour s’entretuer de manière efficace afin de réduire au maximum le temps nécessaire. L’un ou l’autre n’apporte aucune plus-value. Les compteurs auraient pu être revus à la baisse, sans que cela ne dénature le jeu.
Finir l’histoire prendra moins de dix heures, tandis que les trophées multijoueur demanderont une quinzaine d’heures. Les deux derniers trophées exigeront entre cinquante et plusieurs centaines d’heures.




















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